X Men: Days of Future Past


Alors que les mutants et les humains tentent de survivre aux sentinelles, Magneto et le Professeur X renvoient Wolverine dans les années 1970 afin de refaire l’avenir…

Fanservice Marvel et/ou divertissement ?

Bryan Singer, de retour à la réalisation pour cet X-Men, utilise les mécanismes du voyage dans le temps pour offrir un casting alléchant que ce soit dans un futur sombre ou dans un passé plus léger.

Directement plongé dans l’avenir que nous réservent les sentinelles, on retrouve ainsi les acteurs de la première trilogie dans des costumes futuristes, livrant bataille à côté de nouveaux personnages. On aurait pu se passer de la narration du début puisque le fonctionnement des sentinelles, la situation des mutants et des humains sont bien introduits et assez clairs. On découvre quelques personnages comme Blink capable d’ouvrir des portails ou encore celui d’Omar Sy, Bishop.

Dans le passé, ce qui représente la majeure partie du film, Wolverine et Mystique sont à l’honneur. Hugh Jackman pour l’une de ses dernières apparitions dans ce rôle, apporte comme à son habitude dérision et humour cinglant. Si l’on découvre Vif-Argent joué par Evan Peters avec peut-être l’une des meilleurs scènes du film (avec une mise en scène originale, des effets spéciaux et mise en abysse réussie grâce à la 3D), on regrettera de ne pas découvrir plus de « nouveaux » mutants en action.

Niveau ambiance, personnages, humour, action et effets visuels: c’est donc réussi.

Parlons alors de l’histoire. Il n’est pas toujours simple après une trilogie, un prequel, des spin-offs de se lancer dans un récit ayant pour base le voyage temporel. Tout le long du film, on cherche ainsi la faille, le bug, la petite erreur qui viendrait mettre à mal la cohérence de l’histoire. Globalement ça tient la route.

Si l’on peut se demander à la fin si la conscience de Logan devrait ou non intégrer les anciens ou/et les nouveaux souvenirs, c’est principalement la présence du « vieux » Charles Xavier dans le film qui est perturbant. En effet, il est montré clairement, grâce à la mémoire de Logan, que le futur présenté (avec sentinelles) est bien postérieur à la mort du Phoenix (Jean) donc à la mort du Professeur. Est-ce que B.Singer n’aurait pas apprécier la fin de la trilogie qu’il n’a pas réalisé ?

Entre l’action et le divertissement proposé, ce n’est pas très gênant…

L’histoire est plutôt sympa et nous offre quelques fausses pistes. Il est amusant de voir le personnage de Peter Dinklage posséder le même raisonnement que Magneto mais dans le camp adverse. L’analogie sur l’apparition de l’Homo Sapiens et de la disparition de l’homme de Neandertal justifiant ici, la lutte pour la domination de la planète (clin d’œil à la thèse d’un certain C.Xavier).

Par-ci, par-là, quelques références, quelques clins d’œil pour les fans de la licence et même pour les fans de certains acteurs.

Bref, un film qui arrive à exploiter quelques bonnes idées, et qui utilise de bons effets spéciaux sans se perdre dans l’utilisation des mécanismes spatio-temporels. Un blockbuster efficace et divertissant.

Vu en VF 3D le 21/05/14, jour de sortie. (2H10)

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